Grâce à la mobilisation exceptionnelle, le gouvernement n’a pas obtenu de majorité pour voter sa réforme des retraites à l’Assemblée nationale. Il faut maintenant franchir un nouveau cap pour obtenir le retrait de ce projet.
L’ensemble des organisations syndicales appelle à mettre le pays à l’arrêt le 7 mars, quel qu’en soit la forme : 1 heure … 3 heures … en début ou fin de poste … la journée !
La victoire dépend de chacune et chacun d’entre nous
L’enjeu n’est pas de soutenir quelques secteurs qui se mettraient en grève. L’objectif, c’est que nous soyons le plus nombreux et nombreuses à faire grève. Montrons que sans nous, le pays ne peut pas tourner. Démontrons que c’est notre travail qui crée des richesses.
Cadres et professions intermédiaires et techniciennes, votre mobilisation a un effet d’entrainement important sur les autres salarié·es. Annoncez à vos équipes que vous serez en grève pour les engager à entrer dans l’action !
Une réforme sexiste
Aujourd’hui, les femmes ont une pension de droit direct inférieure de 40 % à celle des hommes (-60 % pour les femmes cadres !) et elles sont plus nombreuses à partir à 67 ans.
Au lieu de résoudre ces inégalités, la réforme va encore plus défavoriser les femmes :
- L’allongement de la durée de cotisation pénalise encore plus les femmes, qui ont des carrières plus courtes du fait des enfants. Aujourd’hui déjà 40 % des femmes partent à la retraite avec une pension amputée car elles n’ont pas validé toutes leurs annuités. Qu’est-ce que ce serait après la réforme !
- Le report de l’âge de départ neutralise l’apport des majorations pour enfants : les 120 000 femmes qui partent chaque année à 62 ans grâce à leurs majorations devraient désormais attendre 64 ans !
- Le minimum de pension à 1200 € est conditionné à une carrière complète travaillée à temps plein rémunérée au SMIC, trois conditions excluantes pour les femmes qui seraient 40 % à toucher une pension inférieure à 1200 € !
- L’impact de la pension de réversion grâce à laquelle les inégalités de pension passent de 40 % à 28 %, va progressivement se réduire. En effet, elle reste limitée aux couples mariés, une condition de moins en moins remplie par les nouvelles générations. Il faut au contraire l’ouvrir aux couples pacsés !
L’égalité salariale, la solution
D’après l’INSEE, les femmes gagnent en moyenne 28 % de moins que les hommes. Une étude de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) démontre qu’à terme, l’égalité salariale permettrait d’augmenter de 20 % les pensions des femmes tout en dégageant près de 6 milliards de ressources supplémentaires. Il s’agit d’un chiffre a minima, ne prenant en compte que la retraite de base des salariés du privé. En incluant les fonctionnaires, les régimes spéciaux et les retraites complémentaires Agirc-Arrco, l’égalité salariale permettrait de financer l’ensemble du déficit invoqué par le gouvernement pour justifier sa réforme.
L’égalité salariale : une question de courage face au blocage du patronat
- Sanctionner les entreprises qui discriminent et modifier en profondeur l’index égalité salariale
- Revaloriser les métiers féminisés, qui, à qualifications équivalentes, sont moins bien payées que les métiers masculinisés
- Mettre fin au plafond de mère et aux discriminations de carrière qui pénalisent les femmes en intégrant dans les bilans sociaux un indicateur de suivi obligatoire des déroulements de carrière
- Mettre en place un service public d’accueil de la petite enfance et de prise en charge des personnes dépendantes pour socialiser les tâches domestiques
- Réduire le temps de travail et mettre fin au présentéisme pour permettre à toutes et tous d’exercer des responsabilités professionnelles tout en ayant une vie de famille
La direction GFF qui contribue à l’inégalité, notamment salariale, entre les femmes et les hommes, la CGT appelle les salarié·es à se mobiliser le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Mardi 7 et mercredi 8 mars, on arrête tout.e.s ! Participons aux manifestations organisées sur l’ensemble de la Métropole et en Outre-Mer.
Pour Lyon :
- Mardi 7 mars : 11h00 => Manufacture des Tabacs
- Mercredi 8 mars : 11h00 devant le Medef – 60 Av. Jean Mermoz, 69008 Lyon / 17h00, avec le Collectif Droits des Femmes, Place Bellecour.
5 raisons de joindre la bataille des salaires à celle des retraites, pour en savoir plus, cliquez ici : https://ugictcgt.fr/salaires-retraites/
La retraite, propositions CGT, cliquez ici : 10 fiches retraite
