Un rappel essentiel de la sémantique utilisée lors des négociations sur la politique salariale afin de savoir de ce que nous parlons :
L’entreprise :
Il n’y a pas de réponse unique, et il s’agit d’ailleurs d’un vif débat. Les objectifs poursuivis par l’entreprise sont donc multiples, tout dépend du point de vue duquel on se place.
L’approche de la société => répondre aux attentes de la société
L’approche du gestionnaire => maximisation du profit et/ou de la taille de l’entreprise, gestion de la masse salariale
L’approche des actionnaires => maximisation du profit
La rémunération :
Constitue une rémunération, le salaire ou traitement ordinaire de base ou minimum et tous les autres avantages et accessoires payés, directement ou indirectement, en espèces ou en nature, par l’employeur au salarié en raison de l’emploi de ce dernier : article L3221-3 du Code du Travail
Le salaire :
Le salaire est le paiement de la force de travail mise en œuvre par le salarié dans un temps fixé (heures ou jours) et mesuré. Avec les prestations sociales, il doit garantir les moyens nécessaires à l’existence et permettre l’épanouissement du salarié par l’élévation de son niveau de vie, et ceci en dehors de tout autre élément de rémunération. Il doit assurer une véritable garantie et reconnaissance des qualifications et des compétences de la ou le salarié-e-.
La qualification :
Elle représente l’ensemble des savoirs et savoir-faire d’un salarié acquis par :
- un diplôme de l’Education nationale ;
- Une certification (formation diplômante) ;
- L’expérience professionnelle (exercice professionnel et syndical, formation) ;
- Les expériences dans le cadre de la vie privée (système associatif, culturel, sportif, humanitaire …)
[La qualification appartient au salarié et s’accroît tout au long de la vie]
La classification :
Le système le plus juste est de hiérarchiser par niveaux la qualification détenue par le salarié et évalué de façon précise, mesurable et contrôlable.
La classification basée sur la reconnaissance et le paiement de la qualification détenue par le salarié est un enjeu essentiel.
Le seuil d’accueil :
C’est le point d’entrée dans la grille de classification en fonction du diplôme ou du titre détenu par le salarié.
La valeur ajoutée :
La valeur ajoutée est un solde comptable qui est calculé schématiquement comme suit :
Chiffre d’affaires +/- variation de stocks (cuivre) – achats réalisés
Cette valeur ajoutée va donc ensuite servir à « rémunérer » ceux qui ont contribué à la créée :
- Les salariés : frais de personnel, intéressement …
- Les machines, l’outil : dotation aux amortissements
- Les prêteurs : banque => frais financiers
- L’Etat : les impôts
- les actionnaires : résultat
Parler de partage de la valeur ajoutée c’est donc demander le poids respectif de chacun dans ce « partage ».
La qualité de vie au travail : redonner du sens au travail
Améliorer la qualité de vie au travail renvoie au temps de travail, à la charge de travail (notamment l’évaluation collective de la charge de travail), à l’organisation du travail, au climat des relations humaines et aux conditions de réalisation des tâches.
En 2013, l’Accord National Interprofessionnel Qualité de Vie au Travail et Egalité Professionnel propose cette définition de la QVT : « un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué »
Les dividendes :
Les primes versées aux actionnaires.
L’indice INSEE :
L’indice des prix à la consommation (IPC) est l’instrument de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages. C’est une mesure synthétique de l’évolution de prix des produits, à qualité constante.
L’indice des prix à la consommation (IPC) n’est pas un indice du coût de la vie, le sujet a donné lieu à de nombreux débats, rapports du Sénat et l’INSEE le reconnaît officiellement, il n’a pas vocation à indexer les salaires.
La contestation de l’IPC, très large dans le pays, repose sur un décalage entre l’inflation mesurée et l’inflation perçue, ou «ressentie» par les citoyens. Celle-ci est parfois estimée à environ 6%.
