Les salaires à G.F.F.

Les salariés sont une richesse et non un coût !

Les entreprises et administrations doivent reconnaître que le travail et les qualifications ne sont pas des coûts mais des facteurs de création de valeur ajoutée ! Pourtant la part des salaires dans la valeur ajoutée est passée de 73,19 % en 1980 à 65,88 % en 2015.

L’entrée dans l’emploi est trop souvent synonyme de fragilité et d’instabilité et les grilles de salaire et des rémunérations ne reconnaissent pas le niveau de qualification : Un an après l’obtention du diplôme, la moitié des jeunes pros gagnent moins de 22k€ bruts par an au niveau Licence, et 30k€ bruts par an au niveau Master. De plus en plus de cadres gagnent moins que le plafond de la sécurité sociale.

Les études et les qualifications doivent être reconnues et rémunérées avec : 

  • La reconnaissance des diplômes dès l’embauche et la revalorisation des grilles salariales ;
  • La reconnaissance des qualifications par le salaire et non sous des formes aléatoires ;
  • Des augmentations générales qui bénéficient à toutes et tous ;
  • Aucun salaire de cadre ou assimilé inférieur au plafond de la Sécurité sociale ;
  • L’égalité femmes/hommes garantie dans le déroulement de carrière et la rémunération
La direction G.F.F. s’inscrit dans cette logique à considérer que les salariés sont un coût pour l’entreprise … alors même que cette dernière enregistre des résultats exceptionnels [pour la direction, les résultats 2018 seront au-dessus de 2017 et du plan] à la faveur de la force de travail des salariés, La CGT rappelle la politique salariale désastreuse dans l’entreprise : 1% d’augmentation générale accompagné d’un discours alarmiste de la direction lors d’une caricature de négociations !

Chaque fois que les cotisations sociales sont remises en cause, c’est l’intérêt général qui est attaqué. Nous ne pouvons pas accepter l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs.

S’agissant de la participation, elle permet, dans une certaine mesure, de faire face aux coups durs ou réaliser des projets. Mais elle ne constitue pas un salaire ni même un élément de salaire qui dépend de la reconnaissance de sa qualification et non du résultat financier de l’entreprise et qui lui assure une protection sociale : santé, famille, retraite.

Aucune mesure individuelle ou collective (intéressement, participation, actionnariat salarié…) ne doit se substituer au salaire ! La Loi l’interdit d’ailleurs !

Pour autant, la direction n’en a que faire ! Elle nous renvoi de façon systématique à l’épargne salariale dès que le sujet des salaires est abordé !

L’épargne salariale et en l’occurrence l’intéressement : des négociations grotesques pour « un copié – collé » de l’accord triennal précédent sans aucun progrès social notamment au regard des énormes profits générés par G.F.F. !

Nous ne pouvons pas rester silencieux et accepter l’injonction « se soumettre ou se démettre » !

Imprimer cet article Télécharger cet article